Kok Boru : steppes by steppes

En 1991, le satellite Kirghizistan a quitté l’orbite soviétique. Depuis, il n’apparait que très rarement dans les radars des médias occidentaux. Pourtant, en renouant avec ses traditions nomades depuis son indépendance, le pays partage ses trésors sans avarice. Parmi eux, le kok boru.


Sport traditionnel kirghize déchainant les passions, le kok boru est un jeu dans lequel deux équipes de cavaliers tentent de déposer une carcasse de chèvre dans le but adverse, le kazan. Symbole de l’héritage nomade en Asie Centrale, il est poussé sur le devant de la scène lors des premiers World Nomad Games en 2014 avant d’être inscrit, en 2017, sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité. Étendard culturel spectaculaire d’une nation en quête de reconnaissance, le Kok Boru est à l’image du Kirghizistan : fascinant mais qui peine à se développer.


Ruslan, capitaine légendaire de l’équipe de Naryn, joue depuis toujours. Fils de berger, il fait ses preuves très rapidement et intègre l’équipe régionale dès 1998, année de création de la fédération kirghize de kok boru.
Cette pratique, qui récompense la force et le courage des hommes, transcende également les simples enjeux sportifs pour s’établir comme un modèle de solidarité dans les villages.


Des valeurs de respect et de solidarité qu’il compte bien transmettre à son fils Daniel.

Kirghizistan (2020)