Théo Saffroy

A Irancy, en Bourgogne, les vendanges bâtent leur plein. Nous sommes à la mi-septembre, et durant deux semaines, Thierry Richoux et sa trentaine de vendangeurs vont arpenter quotidiennement les vignes pour y récolter son raisin bio.

Les protagonistes se donnent rendez-vous à 7h30 le matin, au village, pour prendre une navette direction les vignes. Ils ont entre 25 et 70 ans, ils sont d'Irancy et d'ailleurs : professeur de philo à Paris, cheminot dans l'Yonne, infirmière à Auxerre, voyageur allemand, immigré ivoirien, amis ou retraités bourguignons, tous sont passionnés par la vigne et approuvent ce retour à la terre. Un travail répétitif, éreintant qu'ils déploient sur un domaine de plus de 20 hectares contre une rémunération minimum.

Équipés d'un seau et d'une épinette, prenant place au début de la perchée de vigne dédiée, chacun entame la récolte du jour. En cadence synchronisée les seaux remplis sont alors délivrés par une chaine humaine jusqu'au tracteur "enjambeur". A l'inverse de l'utilisation de la hotte, cette technique permet de répartir l'effort lors de la récupération du raisin.

A 9h30 c'est le premier casse-croûte : charcuterie, fromage et du vin bien-sur ! De quoi reprendre des forces avant le repas du midi.

A la fin de la journée, les raisins sont triés, les caisses de raisins sont déversées dans les cuves puis nettoyées pour répéter le processus le lendemain.

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